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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 10:44

Avant France - All Blacks au Stade de France, un groupe de spectateurs venus de Châteaulin et Douarnenez s’est vu confisquer son drapeau breton.

Drôle de mésaventure pour ces supporteurs du XV de France qui ont fait le déplacement depuis Châteaulin et Douarnenez pour assister à la rencontre face aux All-Blacks au Stade de France à Saint-Denis.

Arrivés aux portes du stade, un agent de la sécurité remarque un Gwenn Ha Du (le nom du drapeau breton) posé sur les épaules d’un membre du groupe.

Signe politique

Illico, le drapeau est confisqué. Motif : c’est un signe politique interdit dans une enceinte sportive. Consigné pendant toute la rencontre, le drapeau a ensuite été rendu aux Finistèriens après le coup de sifflet final.

En revanche, le groupe a pu arborer pendant tout le match le fameux bonnet rouge, en référence à la grogne sociale et économique qui agite la région depuis quelques semaines.

Curiosité : plusieurs drapeaux bretons et basques ont été aperçus dans l'enceinte du Stade de France samedi soir. Défaut du service d'ordre ou les Finistériens sont-ils simplement tombés sur un stadier un peu trop zélé ?

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5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 17:37
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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 17:22
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1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 17:25

L’art de l’imposition consiste à plumer l’oie pour obtenir le plus possible de plumes avec le moins possible de cris. (Colbert)

Un flot d’informations réductrices et fallacieuses inonde l’espace public depuis quelques jours, s’agissant de l’écotaxe en Bretagne. Cette vague de désinformation se propage sur trois lignes de front :

1) L’écotaxe ne serait qu’un épiphénomène qui masque les vrais problèmes de fond de l’agro-alimentaire breton

2) L’écotaxe serait quantité négligeable pour le consommateur, c’est à peine s’il s’en rendra compte : un centime sur un camembert !

3) Les Bretons bénéficieraient d’un traitement de faveur vis-à-vis des autres régions et devraient donc au moins se taire, s’ils ne savent pas dire merci !

Cette déferlante appelle une mise au point :

1-L’ecotaxe n’est pas un épiphénomène

1-a) L’écotaxe n’est certes pas le seul problème auquel les bretons doivent faire face. Le carcan administratif en est un autre. Le blocage administratif des projets d’investissement dans l’élevage porcin, par exemple, explique que très peu de projets de méthanisation aient vu le jour en Bretagne alors qu’ils apportent une réponse environnementale satisfaisante en même temps qu’un revenu complémentaire à l’éleveur. L’Allemagne le démontre chaque jour : 6000 ateliers de méthanisation sont en place dans leur filière porcine pour moins de 50 en Bretagne, et des centaines de permis sont bloqués à Saint-Brieuc ! Si les abattoirs se vident il faut savoir pourquoi. La concurrence sauvage et inacceptable sur les coûts salariaux explique en partie la non compétitivité bretonne, mais l’administration française double la mise.

1-b) A force de crier haut et fort que la filière agroalimentaire bretonne n’a pas su créer de valeur ajoutée, on finirait par croire que nos productions sont de médiocre qualité. C’est une vision erronée : notre savoir-faire agroalimentaire est connu et reconnu dans le monde entier : la Chine, le Vietnam, la Malaisie, le Maghreb, reconnaissent notre qualité et nous demandent de les aider chez eux. La demande européenne et mondiale pour des produits de première nécessité, simples, sains, et accessibles à toutes les bourses est considérable. Le marché « premium » existe aussi, et notamment en Bretagne. Mais il n’est pas pourtant épargné par les difficultés. Les démarches exemplaires de sociétés comme Hénaff ou Guyader qui ont fait de la qualité et de l’innovation leur crédo, sont là pour en attester.

1-c) Il est abusif de parler « du modèle breton ». Il y a longtemps que la diversité des approches, tant dans l’agriculture que dans l’industrie a fait émerger une économie que l’on ne peut résumer aux crises de la volaille, du porc ou du lait. Même dans ces trois filières, une grande variété de marchés est travaillée. Depuis les circuits courts d’hyper-proximité jusqu’au grand export. Certaines démarches industrielles, comme la nouvelle usine de mozzarella d’HCI à Herbignac (240 emplois), se placent résolument et avec

succès sur le marché mondial. Ce qui démontre qu’il est possible d’être compétitif en Bretagne sur des produits simples et sains. Dans un tout autre registre, l’entreprise Triballat à Noyal-sur-Vilaine (35), est leader des produits laitiers bio en France avec sa marque Vrai.

2-L’écotaxe n’est pas quantité négligeable

2-a) Pour des entreprises dont les comptes sont serrés, c’est assez pour basculer dans le rouge. Et c’est potentiellement le cas de nombreuses PME, puisque leurs marges brutes se sont réduites de 25 points depuis les années 90 et sont en chute libre depuis 2009 (source Insee, calcul Ania). L’addition sera salée : 400 000€ pour une entreprise comme Altho (200 salariés à Saint-Gérand), 1 000 000 € pour une coopérative comme Savéol (310 salariés à Plougastel-Daoulas). Ces sommes ne viennent pas en déduction du chiffre d’affaires, mais bien du résultat des entreprises. C’est autrement grave ! 2-b) Ces sommes seront-elles répercutées aux consommateurs ? Rien n’est moins sûr. Car il faut aussi passer les hausses de coût matières et toutes les autres hausses… Or « le prix compétitif », quoiqu’on en dise, est le critère de choix numéro un du consommateur, dans la vraie vie, devant le made in France. (Source Crédoc-Enquêtes de consommations). 2-c) Quant aux transporteurs, le système de surfacturation forfaitaire dont ils bénéficient ne les dédouanent pas d’une rude négociation avec les chargeurs. Beaucoup n’en sortiront pas vivants. Face à une hausse de 5% du budget transport des donneurs d’ordre du fait de l’écotaxe, ceux-ci ont tous lancé des appels d’offre. Personne ne veut de cette taxe, personne ne peut économiquement la supporter. Elle va augmenter encore les tensions entre transporteurs et chargeurs et entre distributeurs et fabricants, dans une période ou le dialogue et les relations collaboratives doivent progresser. Un important grossiste rennais s’en alarmait récemment : « j’ai détruit en un mois la relation que j’avais mis six ans à construire avec mon transporteur ».

3-les Bretons ne sont en rien privilégiés !

Les Bretons ne bénéficient d’aucun régime de faveur. Portons à leur crédit qu’ils ont su conserver une saine capacité d’indignation. Puisse leur combat servir le bien commun de toutes les régions. Trois chiffres ont circulé récemment. Ils sont exacts et d’autant plus trompeurs ! Seul 1,2% du réseau breton est taxé, les Bretons bénéficient d’un abattement de 50% du taux forfaitaire initialement prévu, au lieu de 110 millions, ils ne paieront donc « que » 40 millions. Le taux de majoration forfaitaire du transport sera de 3,7%, au lieu de 5,2% pour le national (et non 4,8% comme on lit parfois, car au premier janvier, c’est-à-dire le jour de son entrée en vigueur, la taxe augmente de 10%, sic !) Pourquoi ces chiffres sont-ils trompeurs ? Parce que ce qui importe ce n’est pas le taux de remise, mais ce qu’il faut réellement payer au bout du compte! Or 3,7% de surfacturation en Bretagne, (il avait d’abord été question de 2,9%) c’est plus que le taux de la région Rhône-Alpes (3,4%), de la Franche Comté (3,3%), du Midi-Pyrénées (2,8%), de la Provence Alpes Côte d’Azur (2,7%), de l’Aquitaine (2,3%), du Languedoc Roussillon (2,1%), ou encore de la Corse (0%), sachant que les six premières régions citées bénéficient d’un réseau autoroutier, non soumis à écotaxe. (Pourquoi du reste ? On ne pollue pas quand on prend l’autoroute ?) Mais aussi parce que l’abattement ne vaut qu’à l’intérieur des limites administratives de la Bretagne. Dès que l’on sort de ces limites, on paye le taux fort (5,2%). Or la Bretagne est le premier garde-manger de la France : plus de 20% de l’agro-alimentaire. Elle est structurellement exportatrice hors de ses frontières régionales. Au passage, le fait que la Loire-Atlantique ne soit pas considérée bretonne par l’administration nous vaut le taux fort dans nos relations commerciales avec la Loire-Atlantique, pourtant une destination naturelle importante pour nombre de nos entreprises. Une marchandise transportée de Brest à Nantes paiera 5,2%. Même punition pour les Nantais. Les marchandises qu’ils expédieront en Bretagne administrative paieront le prix fort : 5,2%.

Qu’en est-il de la vocation de l’écotaxe ?

L’écotaxe a-t-elle une chance d’atteindre son but, c’est-à-dire le report de la route vers le rail ou vers d’autres modes de transports moins polluants ? Il est permis d’en douter quand Jean-Marc Ayrault promet d’engager 100 millions « dans l’avenir » (on appréciera la précision) pour achever la quatre voies N164, au motif qu’elle est gratuite… Etrange façon d’encourager les alternatives à la route, on en conviendra. Se souvient-on seulement, dans ce concert de reniements, de l’objectif de réduction de 20% des émissions de CO2 d’ici à 2020 ? L’économiste Christian Saint-Etienne ne cache pas son scepticisme, quand il explique dans les colonnes d’Ouest-France (20 octobre) que l’Ouest restera très dépendant du camion : « Je ne pense pas que ce soit une politique anti-camion ou anti-voiture qu’il faille mettre en oeuvre, puisque 80% des déplacements des personnes et des marchandises en Europe sont effectués par ces moyens de transports. Il ne sera jamais économique de traiter de petites quantités de marchandises par des trains ! Ce qu’il faut favoriser, ce sont les moteurs non polluants, électriques et hybrides. Et des innovations pour les camions afin de baisser massivement leur consommation de gazole. L’intérêt de l’écotaxe, c’est qu’elle obligera entreprises et distributeurs à optimiser les transports, ce qui contribuera à réduire la pollution ».

Sur ce dernier point, notre économiste est mal informé. Les distributeurs, les entreprises et les transporteurs n’ont pas attendu l’écotaxe pour optimiser leurs chargements aller et retour. C’est faire injure aux transporteurs que les soupçonner d’ignorer ce qui fait le coeur de leur métier ! Des initiatives remarquables comme le GIE des Chargeurs de la Pointe de Bretagne ou Combiwest en apportent une preuve vivante. Proposons en lieu et place de l’écotaxe un stage en entreprise à tous ceux qui doutent encore…

Mais Christian Saint-Etienne a probablement raison sur le fond : les camions resteront longtemps. Toutefois, sait-on les extraordinaires progrès accomplis par les véhicules de plus de 3,5 tonnes depuis 10 ans en matière d’environnement ? Sait-on par exemple que sur cette période, ces poids

lourds ont réduit de 85% leurs émissions de particules ? Sait-on que nombre d’entre eux ont signé avec l’ADEME une charte de réduction des émissions de CO2 ? Les camions de plus de 3,5 tonnes, visés aujourd’hui par l’Ecotaxe ne sont pas aujourd’hui les plus polluants, loin s’en faut !

Ecotaxe ou Taxe&Co ?

Aller vers une économie durable et respectueuse des Hommes et de leur environnement est un formidable défi auquel nous souscrivons sans réserve. Commençons par éviter le gaspillage, et plus encore en période de vaches maigres. Eviter le gaspillage est une saine préoccupation. Que n’est-elle mieux partagée par ceux qui nous gouvernent depuis 30 ans. Vous l’avez bien noté : 300 millions sur les 1,2 milliard prélevés par l’écotaxe seront consommés par son système de recouvrement. Le mode de surfacturation forfaitaire aux donneurs d’ordre, qui a finalement été adopté, permettait pourtant, sans boitiers ni portiques, de prélever l’écotaxe en pied de facture tout simplement. 300 millions d’économie et un sac de noeuds en moins, vous imaginez, chaque année 20 fois les 15 millions « offerts » par le gouvernement aux Bretons. Qui dit mieux ?

Pourquoi avoir choisi un système aussi dispendieux ? Peut-être pour préparer la suite… Les portiques sont très efficaces dit-on. Camions légers et automobilistes, prenez date !

Au fait, vous a-t-on dit qu’en vendant les autoroutes, la France a perdu une rente annuelle de 1,2 milliard par an. 1,2 milliard, quelle coïncidence…

Non à la grande entourloupe. Non à l’écotaxe. La Bretagne veut être déclarée zone franche.

L’écotaxe est injuste : plus on est loin plus c’est cher. Est-on d’autant plus coupable que l’on est éloigné de la capitale ? « L’écotaxe est un impôt sur le handicap » écrit René Perez dans le Télégramme.

L’écotaxe décourage le made in France, car les produits importés payent une fois la taxe alors que les produits qui respectent le made in France du début à la fin peuvent cumuler jusqu’à 6 fois la pénalité.

L’écotaxe renie son objectif : elle aide à financer des routes en Bretagne !

L’écotaxe est un gaspillage qui coûte 300 millions en frais de gestion par an alors que des solutions simples et très peu couteuses existaient

L’écotaxe est délétère, car les petits transporteurs et les entreprises les plus éloignées et les plus fragilisées par la crise ne pourront pas s’en remettre

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Jean- François Helleux
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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 09:27
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26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 12:13
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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 15:15

Démonstration de crépiers

Concours de charcutiers-traiteurs

Concours de charcutiers-traiteurs

Concours de chocolatiers

Concours de chocolatiers

Concours des boulangers

Concours des boulangers

Concours de pâtisserie

Concours de pâtisserie

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Jean- François Helleux
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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 17:18

J'ai été informé à la fin de la semaine dernière, par le Club de Bretagne, de l'organisation à Paris,le mercredi 9 octobre 2013, de la démarche initiée par le Conseil régional qui propose à toutes les Bretonnes et tous les Bretons, et plus largement à tous les amoureux de la Bretagne, d'imaginer le visage de la à l'horizon 2030.

Breton, n'étant pas en capacité d'être présent à Paris, je tiens toutefois à apporter ma contribution à cette initiative.


Au début des années 60, à Brest, j'ai eu la chance de côtoyer le maire, Maître Lombard, et de m'imprégner, grâce à lui, de l'esprit pour l'avenir de la Bretagne, de la démarche initiée par Monsieur Martray et ses amis au sein du CELIB.

En dehors de leur volonté décentralisatrice, au nombre des idées qui avaient germé, il avait été envisagé, « pour faire vivre toute la Bretagne » de réaliser un aéroport ...en plein Centre de la Bretagne. Une voie de chemin de fer était imaginée dans le même esprit. Ce qui aurait peut-être permis, lorsque l'on connaît les activités des entreprises, leur dimension et leur essaimage sur l'ensemble du territoire, la mise en place du« ferroutage » lorsque cela a été évoqué, au Conseil régional, en 1995.

La création d'une route centrale aménagée partant de Châteaulin et reliée au nord et au sud, « en arête de poisson » vers Morlaix, Lorient, Saint-Brieuc, Rennes. En fait la R.N. 164 actuelle...qui serait peut-être achevée maintenant.

Depuis je n'ai eu de cesse, comme beaucoup d'autres Bretons, d'agir, dans la mesure de mes capacités, pour que leur dessein prenne corps.

En décembre 1993 - c'était il y a 22 ans - j'ai participé à la session extraordinaire réunissant, à Brest, le Conseil régional et le Conseil Economique de Bretagne, en présence de représentants de l'Etat concernant... « l'aménagement du Territoire à l'Horizon 2015. »

L'un des participants avait déclaré : « Cela donne à l'exercice un caractère... d'équilibrisme »

Aujourd'hui, en 2013, il nous est proposé de réfléchir sur « la BRETAGNE en 2030 » soit dans 17 ans !

Je serais pleinement convaincu d'une telle démarche si je n'avais pas la possibilité de regarder dans le rétroviseur et d'analyser ce que la Bretagne a eu à connaître par rapport à ce qui a été énoncé au cours de cette journée.

Or le bilan qui n'est sans doute pas totalement négatif, est en effet très en deçà des espoirs qui avaient été formulés.

Pour autant je vais m'attacher à matérialiser... « en faisant un rêve, » mes souhaits pour « la Bretagne en 2030. »

Si toutefois son nom n'est pas éradiqué d'ici là au nom de l'avènement d'un « Grand-Ouest » ubuesque, imaginé par un anonyme technocrate de la défunte DATAR, qui avance toujours, mais « masquée. »

Mon rêve éveillé je vais le faire en m'efforçant de ne pas oublier les nombreux paramètres à prendre en compte. A savoir les réalités régionales, nationales et internationales économiques, politiques, institutionnelles, sociales, culturelles environnementales, territoriales.

Cela en n'oubliant jamais que la Bretagne est une péninsule, qui plus est, très excentrée par rapport aux grands centres d'activité européens. Sauf par la mer et les airs.

« Je te rêve donc, Bretagne 2030» ...

.
« Je te rêve Bretagne » ... ayant, en ton sein, retrouvé Ta Loire-Atlantique et ayant gommé l'infamie et les discriminations culturelles, linguistiques connues pendant plus de 70 ans.

L'Allemagne, Elle, a été réunifiée après seulement... 41 ans de séparation, Ce dont s'est félicitée la République française.

« Je te rêve Bretagne »... heureuse, enfin, comme toutes les autres Régions, de la signature de la « ratification de la Charte européenne des langues régionales et/ou minoritaires »

« Je te rêve Bretagne »... enfin Majeure, ayant acquis ton autonomie, libérée de la tutelle du carcan parisien et étatique, soucieuse, dans un esprit de solidarité, de coopérations interrégionales.

« Je te rêve Bretagne »...dotée d'un véritable « Pouvoir régional » n'ayant plus de représentants, cumulards, « régionalistes en Bretagne et Jacobins à Paris,» mais des élus prêts à accepter, pour le bien de la Région, les indispensables réformes les concernant, pour que ton développement puisse s'exprimer pleinement en gérant les finances de ta Région « en bon père de famille » et en refusant de voir les Bretons abonder aux folies centralisatrices, batraciennes, boulimiques du Grand Paris...

« Je te rêve Bretagne »... bénéficiant d'une fiscalité propre et de moyens appropriés pour mener à bien des politiques dynamiques sans subir le poids de l'inertie et allégée, enfin, de la pesanteur des multiples composantes d'un millefeuille institutionnel et bureaucratique, en s'appuyant sur la richesse du tissu des Villes moyennes, des Communautés de Communes, de Pays et d'agglomérations grâce un « système de péréquation, solidaire, concernant les ressources fiscales territoriales » entre ses Institutions et les Métropoles,,

« Je te rêve Bretagne »... riche du développement équilibré de tes territoires avec des Métropoles ayant retrouvé le sens de la dimension humaine. Pour éviter les fléaux de la concentration, de l'insécurité, de l'exclusion, du mal être et de la désertification des campagnes et des villes moyennes.

« Je te rêve Bretagne »... privilégiant l'essor de la Bretagne Intérieure « Territoire d'équilibre» en créant une Zone franches partiellement défiscalisées dans l'esprit de la démarche « Bretagne 21° Siècle » engagée en 1998 par Yves Rocher, Joseph Martray, Guy Plunier. Cela pour réaliser un indispensable rééquilibrage de l'aménagement du territoire de la Bretagne qui ne peut se passer de « son cœur.» et pour prendre en compte l'étude du Conseil économique et social de Bretagne (« Prospective de la démographie de la Bretagne à l'horizon 2020 ») en ce qui concerne les risques d'accélération du processus de désertification de la Bretagne centrale.

« Je te rêve Bretagne »...créant, pour la Bretagne Intérieure, pour permettre aux habitants de « Vivre et travailler au Pays, » à partir d'entreprises existantes, à créer ou à attirer, qui ont dans leur ligne de production de nombreuses opérations d'usinage avant d'arriver au produit fini (outillage, textile, mécanique de précision…) « un réseau de « travailleurs ou de travailleuses à domicile. » Le principe étant de remettre le matin, à leur domicile, la « matière à ouvrer » à des personnes, dotées des matériels et équipements nécessaires, soit pour de la fabrication d'éléments ou de montage à réaliser. Le travail élaboré étant collecté le soir.

« Je te rêve Bretagne »... en capacité de lancer, en toute liberté, un « grand emprunt breton » pour développer une économie au service des entreprises, des emplois, de la Région,

« Je te rêve Bretagne »... devenue véritable « Région d'Europe, » sauvée de la « noyade» dans le cloaque bureaucratique d'un « OUEST » nébuleux, dotée d'un nombre de parlementaires correspondant à ton statut pour oublier qu'aujourd'hui, avec tes plus de 4.500.000 habitants... tu as le même nombre de députés européens que MALTE avec ses 410.000 habitants,

« Je te rêve Bretagne »... qui n'acceptant pas être un réservoir fragile de matières premières, accélère en permanence, grâce au réseau de tous tes technopoles de recherche et d'innovations, la recherche de valeurs ajoutées et la création de filières qu'elles touchent à la mer, à la terre...à l'exploitation de ton sous-sol, en créant les accompagnements et synergies nécessaires pour l'épanouissement, dans un esprit de développement durable, des entreprises de tous les secteurs d'activités.

« Je te rêve Bretagne »... ayant assuré la reconquête totale de ta «Maritimité» et de tous les centres de décision qui lui sont liés et dont tu as été dépecée par le pouvoir central, développant toutes les activités énergétiques et autres ressources économiques liées à l'Or bleu, le cabotage, la pêche, le nautisme et t'ouvrant plus encore vers le Grand large, vers les autres Continents dans le cadre de l'Arc Atlantique...

« Je te rêve Bretagne »... redonnant son indépendance et tout son dynamisme à la vie associative « non partisane » en général et culturelle en particulier, au bénéfice de ton identité, de ta diversité, de ton rayonnement, de ton économie et de la Démocratie participative grâce à l'accès permanent, pour les élus, aux avis des citoyens. Cela pour que tes élus restent en lien étroit avec les réalités du terrain.

« Je te rêve Bretagne »... aménageant le canal de Nantes à Brest pour lui donner une véritable dimension économique liée aux transports de marchandises, de matières premières et au tourisme

« Je te rêve Bretagne »... terre de respect de l'écologie et de la défense de l'environnement -redevenues transversales pour touts les Bretons conscients de l'indispensable développement durable de toutes les activités liées à l'économie.

« Je te rêve Bretagne »... ayant acquis l'inscription des Marches de Bretagne au Patrimoine Mondial de l'UNESCO,,

« Je te rêve Bretagne »... fédérée, unie pour atteindre les mêmes objectifs, autour de tous les Bretons oublieux de leurs luttes intestines, leurs clivages, leurs divisions d'apparence et leurs appartenances à des chapelles... qui ne sont belles, on le sait en Bretagne, que lorsqu'il s'agit de celles qui enrichissent ton superbe Patrimoine.

« Je te rêve Bretagne »... non pas en 2030...


Mais... AUJOURD'HUI!


« Là où il y a une volonté... il y a un chemin ! » Lénine. ■

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Jean- François Helleux
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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 15:37

Née à Caen en 1972, Virginie Bassetti a grandi dans la Manche, au rythme de déménagements fréquents. Une vie en mouvement, comme sa créativité, qui semble n’avoir de limites que celles de la matière qu’elle façonne.

Dès cinq ans, Virginie Bassetti intègre l’atelier de dessin d’Avranches. « C’était l’émulation, on passait des week-ends entiers à expérimenter des trucs abracadabrants ». Labo photo ; poterie raku ; peinture à la fourchette ; théâtre… l’énergie créatrice ne la quittera plus. Après un bac littéraire option arts plastiques, elle passe le concours des Beaux-arts de Rennes et se spécialise dans le dessin au fusain et pastel sec. Son professeur la trouve « trop marquée dans le style » et l’enjoint de s’ouvrir à d’autres techniques. Elle opte pour la forge, une activité physique, où le martelage requiert de la puissance. Le choix est inattendu, mais à la mesure de la jeune femme. Sa silhouette élancée, toute en délicatesse - tant dans sa posture que son abord d’autrui, côtoie une détermination, une fougue, qui font sa force.

Créations sur mesure

C’est chez Cornille-Havard, à Villedieu-les-Poêles, où elle fait son stage, que naît sa vocation de sculptrice. Elle réalise un portail monumental en bronze, « carte de visite » de la fonderie, puis devient directrice artistique. « Ce qui m’intéresse dans une sculpture, c’est qu’elle soit personnalisée. » Chaque création naît d’une rencontre, où Virginie cherche à cerner son client, à travers ses objets, sa personnalité… Comme ce banc de jardin en bronze, qu’un Cancalais a commandé pour les 50 ans de sa femme. Le couple aime la mer : le banc sera une vague ; il aime le bon vin : un bouchon flottera dans l’écume ; 50 amis se sont cotisés : leurs signatures seront gravées. Perfectionniste et soucieuse de la fidélité de son œuvre à celui qui l’a voulue, l’artiste joint le génie de son inspiration personnelle aux goûts du client. « J’y mets un peu de moi

Bronze « haute sculpture »

Ainsi naîtra un autre portail, son premier bas-relief biface, pour une villa côtière de Bretagne. Le commanditaire veut une représentation de la scène biblique des Noces de Cana. Grâce à ses recherches théologiques et son imagination fertile, le résultat, un rébus où les effets de matière donnent vie au bronze, attire le regard de nombreux promeneurs. De l’autre côté du portail, un décryptage est gravé en creux pour les intimes, près de l’empreinte des mains de la famille. Conquise, la cliente va ouvrir, à Dinard et Paris, « Ze art galerie », pour exposer et vendre le bronze « haute sculpture » de Virginie Bassetti. « Parce que vous êtes unique ! », signe cette dernière… l’adjectif lui sied aussi ! C’est elle qui sera désignée pour représenter la sculpture française lors du voyage présidentiel à Abu Dhabi, en 2009. C’est elle encore qui sculptera les huit cloches fondues par Cornille-Havard pour Notre-Dame de Paris. Un « engagement esthétique, symbolique et spirituel ».

Plus loin l’aventure

Après Notre-Dame, « un aboutissement sans être une fin », d’autres projets l’attendent. Titulaire d’un DNSEP*, elle voudrait reprendre l’enseignement des arts plastiques appliqués : « Le système éducatif a besoin d’être relié au monde du travail. Les étudiants sont pleins de bon sens et j’aime partager. » Elle veut aussi ouvrir son atelier à Avranches. Fortement attachée à la Manche, « ses couleurs changeantes, son espace sauvage mais maîtrisé », elle compare le territoire à une maison : « c’est le foyer de tout ». Le bronze est sa façon de marquer le sien. « Mes sculptures me survivront. Je ne peux pas me permettre de témoigner du plus mauvais de moi-même. » Une exigence qui passera à la postérité !

* diplôme national supérieur d’expression plastique

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Jean- François Helleux
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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 08:48

Dans un de ses récents rapports, le FMI a soulevé l’idée d’un prélèvement à taux unique sur l’épargne privée, susceptible de racheter une grande partie des dettes nationales. Une idée envisageable, bien qu’à manier avec des pincettes. Les détails.

Alors que les dettes du monde entier flirtent ostensiblement avec des sommets plus qu’inquiétants, que la situation financière globale se trouve dans un état critique et qu’aucune mesure jusqu’ici mise en place ne s’est avérée véritablement concluante, le FMI a dernièrement proposé son projet. Nullement un décret, c’est une discussion que tentent d’ouvrir Christine Lagarde et ses collaborateurs : et si taxer l’épargne était la solution tant attendue ? Un court paragraphe, dans les dernières pages d’un long rapport, introduit l’idée.

Le projet, plus qu’envisageable et adéquat selon le Fond Monétaire, est simple : ponctionner 10%, au cours d’un prélèvement unique, tous les comptes épargnes positifs des pays développés. Cette solution drastique permettrait aux économies contributrices de redescendre au niveau de dette présenté en 2007, et permettrait ainsi d’effacer pour de bon les séquelles d’une crise qui n’a que trop duré. Plus concrètement, pour un livret A accrédité de 10 000 euros, 1000 euros seront ponctionnés afin de racheter partiellement la dette. Au total, 700 milliards d'euros seraient ainsi récoltés par le gouvernement.

La mesure, déjà employée à plusieurs reprises, notamment à Chypre et en Italie – bien que dans de moindres mesures – présenterait deux avantages majeurs. Premièrement, elle sera l’occasion d’une contribution universelle et égalitaire, puisque le taux, fixé à un dixième du capital, sera le même pour tous. Deuxièmement, celle-ci aux économies des ménages n’affectera en rien le système financier, puisque se basant sur des capitaux dormants et concrets.

Entre risques et exigences

Malgré tout, un projet aussi colossal et inédit n’est pas sans être sujet à de nombreuses contraintes. Le risque majeur ? S’exposer à une fuite massive de capitaux des contributeurs peu enclins à coopérer. En effet, pour être concluante, la ponction se devra d’ignorer toute forme de passe-droit, une mise sur le fait accompli qui risque d’en révolter plus d’un.

Par ailleurs, les gouvernements, s’ils s’y risquaient, devraient s’assurer que le prélèvement n’aurait lieu qu’une seule et unique fois. Le cas échéant, une deuxième taxe exposerait les pays à une lourde crise sociale.

C’est une solution de la dernière chance que propose le FMI. Une option à n’envisager qu’en cas de force majeur. C’est ce que souligne Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France : "En théorie c’est possible, mais notre rôle est de faire en sorte que cela n’arrive jamais."

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Jean- François Helleux
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