Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de Jean-François Helleux
  • Le blog de Jean-François Helleux
  • : Ce blog est destiné à toutes les personnes qui souhaiteront avoir de mes nouvelles ou tout simplement me lire. Lecture, écriture, histoire ...
  • Contact

Profil

  • Jean- François Helleux

Nombre de visiteurs

Recherche

Il y a actuellement    personnes connectées à Over-Blog dont    sur ce blog

Catégories

18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 15:37

Née à Caen en 1972, Virginie Bassetti a grandi dans la Manche, au rythme de déménagements fréquents. Une vie en mouvement, comme sa créativité, qui semble n’avoir de limites que celles de la matière qu’elle façonne.

Dès cinq ans, Virginie Bassetti intègre l’atelier de dessin d’Avranches. « C’était l’émulation, on passait des week-ends entiers à expérimenter des trucs abracadabrants ». Labo photo ; poterie raku ; peinture à la fourchette ; théâtre… l’énergie créatrice ne la quittera plus. Après un bac littéraire option arts plastiques, elle passe le concours des Beaux-arts de Rennes et se spécialise dans le dessin au fusain et pastel sec. Son professeur la trouve « trop marquée dans le style » et l’enjoint de s’ouvrir à d’autres techniques. Elle opte pour la forge, une activité physique, où le martelage requiert de la puissance. Le choix est inattendu, mais à la mesure de la jeune femme. Sa silhouette élancée, toute en délicatesse - tant dans sa posture que son abord d’autrui, côtoie une détermination, une fougue, qui font sa force.

Créations sur mesure

C’est chez Cornille-Havard, à Villedieu-les-Poêles, où elle fait son stage, que naît sa vocation de sculptrice. Elle réalise un portail monumental en bronze, « carte de visite » de la fonderie, puis devient directrice artistique. « Ce qui m’intéresse dans une sculpture, c’est qu’elle soit personnalisée. » Chaque création naît d’une rencontre, où Virginie cherche à cerner son client, à travers ses objets, sa personnalité… Comme ce banc de jardin en bronze, qu’un Cancalais a commandé pour les 50 ans de sa femme. Le couple aime la mer : le banc sera une vague ; il aime le bon vin : un bouchon flottera dans l’écume ; 50 amis se sont cotisés : leurs signatures seront gravées. Perfectionniste et soucieuse de la fidélité de son œuvre à celui qui l’a voulue, l’artiste joint le génie de son inspiration personnelle aux goûts du client. « J’y mets un peu de moi

Bronze « haute sculpture »

Ainsi naîtra un autre portail, son premier bas-relief biface, pour une villa côtière de Bretagne. Le commanditaire veut une représentation de la scène biblique des Noces de Cana. Grâce à ses recherches théologiques et son imagination fertile, le résultat, un rébus où les effets de matière donnent vie au bronze, attire le regard de nombreux promeneurs. De l’autre côté du portail, un décryptage est gravé en creux pour les intimes, près de l’empreinte des mains de la famille. Conquise, la cliente va ouvrir, à Dinard et Paris, « Ze art galerie », pour exposer et vendre le bronze « haute sculpture » de Virginie Bassetti. « Parce que vous êtes unique ! », signe cette dernière… l’adjectif lui sied aussi ! C’est elle qui sera désignée pour représenter la sculpture française lors du voyage présidentiel à Abu Dhabi, en 2009. C’est elle encore qui sculptera les huit cloches fondues par Cornille-Havard pour Notre-Dame de Paris. Un « engagement esthétique, symbolique et spirituel ».

Plus loin l’aventure

Après Notre-Dame, « un aboutissement sans être une fin », d’autres projets l’attendent. Titulaire d’un DNSEP*, elle voudrait reprendre l’enseignement des arts plastiques appliqués : « Le système éducatif a besoin d’être relié au monde du travail. Les étudiants sont pleins de bon sens et j’aime partager. » Elle veut aussi ouvrir son atelier à Avranches. Fortement attachée à la Manche, « ses couleurs changeantes, son espace sauvage mais maîtrisé », elle compare le territoire à une maison : « c’est le foyer de tout ». Le bronze est sa façon de marquer le sien. « Mes sculptures me survivront. Je ne peux pas me permettre de témoigner du plus mauvais de moi-même. » Une exigence qui passera à la postérité !

* diplôme national supérieur d’expression plastique

Partager cet article

Repost 0
Jean- François Helleux
commenter cet article

commentaires