Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de Jean-François Helleux
  • Le blog de Jean-François Helleux
  • : Ce blog est destiné à toutes les personnes qui souhaiteront avoir de mes nouvelles ou tout simplement me lire. Lecture, écriture, histoire ...
  • Contact

Profil

  • Jean- François Helleux

Nombre de visiteurs

Recherche

Il y a actuellement    personnes connectées à Over-Blog dont    sur ce blog

Catégories

15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 11:22

Avoir l'âge d'une route...

Repost 0
Jean- François Helleux
commenter cet article
5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 10:31
Victor Hugo
Repost 0
Jean- François Helleux
commenter cet article
19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 13:19

Fait divers

 

 

Il fait froid,

Il fait nuit.

Allongé sur ma litière,

Dans la tiédeur de l’étable,

Je rumine.

 

La porte s’ouvre

Laissant passer le froid

Et un couple,

Accompagné d’un âne

Qui porte leurs affaires.

 

Des migrants

Qui fuient leur pays.

La ville toute proche

En est envahie

Depuis quelques temps.

 

La bête aussitôt dételée

Se précipite sur mon râtelier

Et mange avidement.

 

Réfugié sans-gêne

Qui profite de l’autochtone.

 

Le couple étende de la paille.

La femme se couche

Sur ce lit de fortune.

Elle attend un enfant.

 

Dans la nuit,

Un cri.

Un enfant est né.

 

Au petit matin

Un homme entre dans l’étable,

Appareil photo en bandoulière.

Un journaliste.

Il regarde la pauvre famille

Et prend une photo.

 

Pardessus son épaule,

Je regarde le cliché :

Un bébé, allongé sur la paille

Entouré de ses parents,

D’un âne

Et de mon auguste personne,

Un bœuf.

 

Il repart aussitôt

Ecrire son article.

 

Maigre nouvelle

Qui ne fera pas la « Une »,

Un simple « fait divers ».

Repost 0
Jean- François Helleux
commenter cet article
19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 11:52

Le "Printemps de l'insertion professionnelle" Fougères 2016

Repost 0
Jean- François Helleux
commenter cet article
18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 16:37
Pourquoi les réfugiés ne restent-ils pas chez eux ?
Repost 0
Jean- François Helleux
commenter cet article
11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 17:25
Pollution
Repost 0
Jean- François Helleux
commenter cet article
29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 18:38
Repost 0
Jean- François Helleux
commenter cet article
22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 07:51
La photo

Les deux copines :

 

« Ne te retourne pas, il y a un type qui nous regarde.

  • Où ça ?
  • De l’autre côté de la rue
  • Oui ! je l’ai vu
  • Qu’est-ce qu’il a à nous regarder comme ça ? Il veut ma photo ?
  • Ce n’est même pas un beau mec. Il est bedonnant.
  • Il vient de sortir un appareil photo…. C’est un malade, un obsédé.
  • Qu’il ne compte pas sur moi pour lui faire un sourire…. Je me tourne, il ne verrait pas ma figure.
  • Ca y est, il a pris une photo.
  • Je te dis que c’est un malade…. On va attendre qu’il s’en aille pour sortir »

     

    Le photographe :

     

    «  Elle est vraiment belle cette lampe. Je vais la prendre en photo…..

    Mais qu’est-ce qu’elles font les deux gourdasses à me reluquer comme ça ?

    Elles se mettent devant….. Tant pis…. Je ne vais pas rester là à attendre qu’elles soient parties, je prends la photo….. J’en extrairai la lampe…..

    Ca y est, elle est dans la boîte….. Je me tire.»

     

La photo
Repost 0
Jean- François Helleux
commenter cet article
13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 10:11

1000 ans d'histoire de la Bretagne en 10 minutes

Repost 0
Jean- François Helleux
commenter cet article
11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 10:55

Lettre écrite de Clarens (canton de Vaud) le 26 septembre 1885.

 

Compagnons,

 

Vous demandez à un homme de bonne volonté, qui n'est ni votant ni candidat, de vous exposer quelles sont ses idées sur l'exercice du droit de suffrage.

 

Le délai que vous m'accordez est bien court, mais ayant, au sujet du vote électoral, des convictions bien nettes, ce que j'ai à vous dire peut se formuler en quelques mots.

 

Voter, c'est abdiquer ; nommer un ou plusieurs maîtres pour une période courte ou longue, c'est renoncer à sa propre souveraineté. Qu'il devienne monarque absolu, prince constitutionnel ou simplement mandataire muni d'une petite part de royauté, le candidat que vous portez au trône ou au fauteuil sera votre supérieur. Vous nommez des hommes qui sont au-dessus des lois, puisqu'ils se chargent de les rédiger et que leur mission est de vous faire obéir.

 

Voter, c'est être dupe ; c'est croire que des hommes comme vous acquerront soudain, au tintement d'une sonnette, la vertu de tout savoir et de tout comprendre. Vos mandataires ayant à légiférer sur toutes choses, des allumettes aux vaisseaux de guerre, de l'échenillage des arbres à l'extermination des peuplades rouges ou noires, il vous semble que leur intelligence grandisse en raison même de l'immensité de la tâche. L'histoire vous enseigne que le contraire a lieu. Le pouvoir a toujours affolé, le parlotage a toujours abêti. Dans les assemblées souveraines, la médiocrité prévaut fatalement.

 

Voter c'est évoquer la trahison. Sans doute, les votants croient à l'honnêteté de ceux auxquels ils accordent leurs suffrages — et peut-être ont-il raison le premier jour, quand les candidats sont encore dans la ferveur du premier amour. Mais chaque jour a son lendemain. Dès que le milieu change, l'homme change avec lui. Aujourd'hui, le candidat s'incline devant vous, et peut-être trop bas ; demain, il se redressera et peut-être trop haut. Il mendiait les votes, il vous donnera des ordres. L'ouvrier, devenu contre-maître, peut-il rester ce qu'il était avant d'avoir obtenu la faveur du patron ? Le fougueux démocrate n'apprend-il pas à courber l'échine quand le banquier daigne l'inviter à son bureau, quand les valets des rois lui font l'honneur de l'entretenir dans les antichambres ? L'atmosphère de ces corps législatifs est malsain à respirer, vous envoyez vos mandataires dans un milieu de corruption ; ne vous étonnez pas s'ils en sortent corrompus.

 

N'abdiquez donc pas, ne remettez donc pas vos destinées à des hommes forcément incapables et à des traîtres futurs. Ne votez pas ! Au lieu de confier vos intérêts à d'autres, défendez-les vous-mêmes ; au lieu de prendre des avocats pour proposer un mode d'action futur, agissez ! Les occasions ne manquent pas aux hommes de bon vouloir. Rejeter sur les autres la responsabilité de sa conduite, c'est manquer de vaillance.

 

Je vous salue de tout cœur, compagnons .

 

Élisée Reclus.

 

Repost 0
Jean- François Helleux
commenter cet article