Ce blog est destiné à toutes les personnes qui souhaiteront avoir de mes nouvelles ou tout simplement me lire. Lecture, écriture, histoire ...
«C HÈRE Madame, nous avons procédé à la résiliation de vos services. Néanmoins, nous constatons que votre compte présente un solde débiteur. En conséquence,
nous vous mettons en demeure de nous régler le montant de notre créance… Si nous ne recevons pas votre règlement dans les dix jours, nous procéderons immédiatement au recouvrement de votre
créance par voie judiciaire… ».
Il s'agit d'un courrier reçu par la Châlonnaise Jeanne Guilluy, 89 ans, courrier provenant du service recouvrement de la société SFR, basée à Boulogne-Billancourt, banlieue parisienne. C'était le
28 août. En première lecture, on serait tenté de se dire : après tout si cette dame n'a pas réglé sa dette, (dura lex, sed lex, la loi est dure mais c'est la loi), pourquoi en débattre ? Sauf que
la somme réclamée au nom de la facture 618971448 qui vaut à Jeanne Guilluy sa lettre de rappel et sa mise en demeure est de, accrochez-vous bien, 11 centimes seulement ! Vous avez dit bizarre
?
« Quand j'ai parlé de tout cela à un ami, il a bien rigolé : il m'a dit, tu devrais montrer tout cela au journal », explique la presque nonagénaire, ancienne foraine qui, dans ses manèges durant
tout une vie, a fait tourner la tête à des centaines de milliers d'enfants.
Onze fois un centime ?
Mais si l'ancienne foraine a la
tête qui tourne à présent, c'est rapport à une histoire de fou. L'affaire remonte à six mois. Jeanne est alors abonnée à Télé 2. Elle règle une facture de 56
euros. Rien à dire. Deux mois après lui arrive une nouvelle note, mais la somme est environ du triple (140 euros) de la précédente. Elle s'étonne, compare, regarde et en en déduit, qu'en fait, on
n'a pas défalqué la précédente dette de 56 euros. Elle écrit, s'explique. Peu après, le courrier qui suit n'est plus de Télé 2, mais d'un autre opérateur : SFR. Elle ne comprend pas et s'insurge
: « Je n'ai pas été prévenue de cet arrangement ». Elle tape du poing sur la table : « J'ai fait une radiation par lettre recommandée avec accusé de réception. On m'a exigé le paiement des frais
de renonciation ». Frais dont elle s'est acquittée au terme de quelques échanges épistolaires, jusqu'à ce nouveau courrier, réclamant ces 11 centimes, une facture qui l'écœure : « Je n'aime pas
devoir. Mais je n'aime pas non plus qu'on me réclame ce que je ne dois pas… » Elle ajoute : « S'il faut absolument que je paye, j'irais voir un commerce, je demanderais onze pièces de 1 centime
pour régler ma note… ». La société SFR pourra s'expliquer sur ce dossier quand elle le souhaitera…"