Alors que nous allons fêter le vingtième anniversaire de la chute du "Mur de Berlin", dans une autre partie du monde un autre mur s'érige. L'histoire bégaie
parfois atrocement.
Le mur de Berlin
Ce mur a été édifié en plein Berlin pendant la nuit du 12 au 13 août 1961 suscitant la réprobation des puissances occidentales. La RDA tente ainsi de mettre fin, avec l'appui du
Pacte de Varsovie, à l'exode croissant de ses habitants vers la RFA. Le mur sépararant physiquement la ville en « Berlin-est » et « Berlin-ouest », est pendant près de
trente ans le symbole de la guerre froide et de la partition de l'Allemagne à l'issue de la seconde guerre mondiale. Plusieurs centaines de ressortissants de la RDA ont perdu la vie en essayant de
le franchir, les gardes-frontière est-allemands et soldats soviétiques n'hésitant pas à tirer sur les fugitifs.
L'affaiblissement de l'Union soviétique, la politique de libéralisation conduite par Gorbatchev et la détermination des Allemands de l'Est qui ont organisé de grandes manifestations permettent, le
9 novembre 1989, d'abattre le « Mur de la honte » ; leur élan a suscité l'admiration du «monde libre ». Cet événement a conduit à la réunification de l'Allemagne. Bien que
détruit presque totalement, le Mur reste un lieu de mémoire
Le mur israélien
La barrière de séparation israélienne a été construite par Israël en Cisjordanie sous le nom de « clôture de sécurité », dans le but officiel d'empêcher
physiquement toute « intrusion de terroristes palestiniens » en Israël. Cette construction, dont le tracé de près de 700 km est
controversé et n'a pas été foncièrement modifié malgré les pressions internationales, consiste dans sa longueur en une succession de murs, de tranchées et de portiques électroniques. En 2005, la
Cour internationale de justice a jugé cette construction contraire au droit international.
Le projet a suscité une grande controverse entre Israël qui y voit officiellement une protection supplémentaire apportée par cette construction depuis le
déclenchement de la seconde intifada et les détracteurs de l'édifice, qui l'appellent le « mur de la honte ». Ils dénoncent l'atteinte aux droits de l'homme qu'il représente et y voient
une tentative d'annexion de territoires, son tracé plaçant de fait une partie des territoires palestiniens occupés de Cisjordanie du côté israélien.