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Ce blog est destiné à toutes les personnes qui souhaiteront avoir de mes nouvelles ou tout simplement me lire. Lecture, écriture, histoire ...

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Misère

Caché à l'abri d'une porte cochère, les yeux rivés sur la porte de la taverne, l'enfant surveillait les allées et venues de la rue. La pluie avait laissé ça et là quelques flaques d'eau dans lesquels se reflétaient les lumières des réverbères. La rue s'était vidée. Après une journée de labeur, la foule avait quitté le grouillement de la ville pour s'enfermer dans les taudis populeux du faubourg.

De temps en temps, l'enfant tournait la tête, attiré par le bruit des sabots de " Pompon", le cheval du père Henri qui, attelé au fiacre, piaffait d'impatience, pressé de rentrer dans la douce chaleur de l'écurie, près d'un tas d'avoine réconfortant. L'enfant avait du mal à percevoir les détails de la rue tant la pénombre avait tout enveloppé. Vers le bas, près de " Pompon", un échafaudage déployait ses bras squelettiques le long d'une façade de maison brinquebalante. Les éléments de bois avaient été posés à la hâte par les maçons qui, jugeant la situation alarmante, avaient consolidé tant bien que mal le pauvre mur lézardé. Vers le haut, le regard n'était attiré que par la lueur du bistrot qui estompait toute les formes alentours.

L'homme sortit de la taverne. Péniblement, désespérément, il s'accrocha au mur, semblant chercher un deuxième souffle. L'enfant l'aperçut, serra les poings en pensant à sa mère restée à la maison. Il la voyait, inquiète, assise à la table où ne restait plus qu'un couvert, devant lequel elle avait mis, comme à son habitude, la bouteille de mauvais vin qui deviendrait le seul aliment de son alcoolique de mari. Que de souffrances l'attendaient encore ce soir ! Que de cris, que de pleurs empliraient encore la maison ! Quel ingéniosité devra - t - elle déployer pour masquer habilement les traces de coups qu'elle ne manquerait pas de recevoir ?

L'homme imbibé d'absinthe, lâcha enfin le mur puis, entraîné par un violent juron, il s'élança sur le trottoir. Il passa devant l'enfant sans le voir et, titubant, avec le pas de danse d'un soir de sabbat, il frôla le cheval qui fit un écart et s'engagea sous l'échafaudage. A ce moment, l'enfant, tel un diable sortant de sa boîte, surgit de son abri, traversa la rue en courant et donna une tape vigoureuse sur la croupe de " Pompon". Surpris, le cheval se cabra et, dans un élan tira d'un coup sec la voiture qui s'ébranla, entraînant avec elle l'échafaudage et une partie du mur.

L'homme n'eut pas le temps de réagir. En quelques secondes, il se trouva recouvert d'un amas de bois et de pierres. Le cheval dévalait la pente, emmenant à sa suite la corde qui reliait la voiture aux poteaux de bois. Quand la poussière se fut dissipée, l'enfant, resté seul au milieu de la rue, satisfait, n'aperçut aucune trace de l'homme, disparu sous les gravats. Alors que, alertées par le bruit, les portes et les fenêtres s'ouvraient, l'enfant mit tranquillement les mains dans ses poches et, sourire aux lèvres, rentra chez lui près de sa mère.

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L
j'apprécie l'histoire, ton style d'écriture et les images qu'il déclenche.
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J
<br /> <br /> Merci pour ton appréciation et heureux que ça te plaise. Lorsque j'ai écrit cette histoire mon but premeier était vraiment de créer une atmosphère de misère à la fin du XIX ème siècle. Y serais<br /> je arrivé ?<br /> <br /> <br /> <br />
K
l'amour d'un enfant est pur et vrai, lorsque son âme saigne à cause d'actes dont il reste impuissant, il devient une bombe à retardement!!!<br /> une histoire écrit avec pudeur j'zime et je reviendrai vous lire avec plaisir!!!<br /> katell
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T
Désolée pour la grosse faute sur "ferai", cela m'arrive souvent sur l'ordi (pas sur le papier, heureusement)
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T
Bonsoir, quand vous dites avoir reçu les honneurs de la presse, est-ce pour avoir publié un ouvrage ?<br /> S'il s'agit d'un roman, type terroir ou histoire de famille, merci de me donner le titre, éditeur et numéro d'ISBN. Je suis bibliothécaire et me ferait une joie de le mettre sur la liste de nos acquisitions. Je travaille en Ile-de-France, mais je suis bretonne et n'hésite jamais à promouvoir de toutes les façons possibles notre pays où que je me trouve.
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K
Noz vat, un excellent mélange d'amour et de haine. J'aime. Youn lesanvet Koll boued.
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