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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 00:57

La société de production Kourtrajmé a, dans son dernier film, voulu sensibiliser le public à l'illettrisme, et des problèmes qui peuvent en découler...

En France, plus de 3 millions de personnes souffrent d'illettrisme. Et forcément, cela peut poser problème dans certaines situations. Ainsi, la société de production Kourtrajmé a réalisé un film montrant comment un homme qui cherche une discothèque peut se retrouver sans le vouloir embarqué dans une soirée sadomasochiste...

Pour le collectif, le but de ce clip est de sensibiliser le public au problème de l'illettrisme. Nicolas Le Phat Tan, producteur du court-métrage, explique cependant au Post que le but n'est pas de choquer, mais de marquer les esprits: "Pas spécialement. Le but, c'est de surprendre le spectateur, lui faire ressentir quelque chose. Qu'il soit amusé, choqué, interpellé... Tant qu'il retient le message." Pour Sara Fehri, le chef de projet, l'idée était de faire un clip qui sort de l'ordinaire: "On ne voulait pas faire remplir au personnage une feuille d'impôt ou un chèque. On a voulu le placer dans une situation hors du commun, pour faire réagir."

 

Sources : Zigonet.com

 

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Jean- François Helleux - dans Ecriture
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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 00:34
1 femme sur 8 risque de développer un cancer du sein.
Chaque année, le dépistage précoce permet de sauver des milliers de vie.


En octobre 2010, pour la dix-septième année consécutive la campagne de lutte contre le cancer du sein et organisée par l'association "Le Cancer du Sein, Parlons-en !" vous propose de lutter contre le cancer du sein en vous informant et en dialoguant.

Différents outils de communication sont à votre disposition. Ils vous permettront de trouver l'information qui vous intéresse ou encore, par exemple, de poser vos questions directement à un médecin cancérologue. 

Convaincre les femmes du rôle primordial du dépistage précoce et faire progresser la recherche, telle est la vocation de cette campagne et de l'Association.
Image Exemple
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Jean- François Helleux - dans articles humeur
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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 10:03

Vous êtes croyants, et vous pensez que vos animaux ont le droit de bénéficier de la bénédiction du Seigneur?

Alors il fallait vous rendre ce dimanche dans l'église Jean XXIII de Flers-en-Escrebieux. Une messe atypique y était rendue par le Père Sébastien Fabre: une bénédiction spéciale pour vos animaux de compagnie.

Les animaux n'ont peut-être pas tout compris, mais les maîtres eux, ont semblé ravis, certains regrettant même de ne pouvoir, comme le note France 3, aller plus loin, en faisant baptiser leur animaux, au cas où il leur arriverait "quelque chose".

 

Sources : Yahoo actualités

 

 

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Jean- François Helleux - dans articles humeur
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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 00:20

Aujourd'hui, j'ouvre une nouvelle rubrique : Le nez en l'air

 

Au cours de cette rubrique, je vous montrerai quelques découvertes amusantes ou curieuses qui se situent au-dessus de nous. En effet, quand nous nous promenons, en particulier dans une ville ou un site architecturale, nous regardons principalement ce qui est à hauteur de nos yeux.

 

Quand on prend le temps de lever la tête, on peut être surpris par certains détails qui nous auraient échappé si nous n'avions pas levé les yeux ou la tête.

 

Ma première photo je la dédie au château de Fougères avec une vue prise au pied de la tour des Gobelins.

 

DSCF0128 

 

Voilà pourquoi le Château de Fougères est bien un château-fort.

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Jean- François Helleux - dans Le nez en l'air
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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 00:30

"Pont-l'Abbé. Vend chapelle XIXe. Très peu servi, bel espace à vivre, quartier idéalement placé, frais à envisager, prix à débattre. Contacter la mairie."

 

L'article du Télégramme n'y va pas par quatre chemins: dans cette commune du Finistère, la chapelle du Sacré Coeur est effectivement à vendre. Le conseil municipal l'a décidé à l'unanimité, "nombre d'investissements étant incontestablement plus urgents que la restauration d'une chapelle du début du XIXe."

 

La rénovation coûterait 247.000 €. La municipalité propose donc "la restauration de la chapelle à l'initiative privée."

Mais quel avenir? Boîte de nuit, restaurant, salle de cinéma, exposition de peintures?

La mairie pose des conditions: "Un usage qui respecte le lieu, la physionomie générale du bâtiment et les conditions énoncées dans l'acte de vente de la chapelle à la ville".

En tout cas pour le moment, "aucun acquéreur" susurre-t-on du côté de la mairie.

 

"L'édifice nécessite un entretien courant qui n'a pas été assuré et là il faut réagir rapidement" précise le conseil municipal.

Selon les propos du conseiller municipal à l'origine de la transaction, relayés par Le Télégramme "rien ne serait plus coupable que de ne rien faire. Le temps presse et rien n'avance, pour la chapelle comme pour nous."

 

Qu'en pensent les habitants?

C'est un autre son de cloche. Dans un café du coin joint par Le Post: "C'est bien, qu'on s'en débarrasse! L'idéal serait d'en faire un projet culturel, qu'un mécène la rachète et s'en occupe vraiment. Pourquoi pas la transformer en une salle de spectacle, mais on peut toujours rêver!  Elle était utilisée il y a longtemps par les scouts mais elle est invisible depuis des années! Elle n'est plus consacrée depuis des lustres, tout juste si les habitants n'ont pas appris son existence avec cette histoire. Une vraie priorité? La rénovation

 

Sources : Yahoo actualités

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Jean- François Helleux - dans Bretagne
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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 13:02

Merci à Mima d'avoir signaler cet article sur : http://www.pressenza.com/npermalink/les-dix-strategies-de-manipulation-de-masses

Ca fait froid dans le dos.....

Les dix stratégies de manipulation de masses

Le linguiste nord-américain Noam Chomsky a élaboré une liste des « Dix Stratégies de Manipulation » à travers les média. Nous la reproduisons ici. Elle détaille l'éventail, depuis la stratégie de la distraction, en passant par la stratégie de la dégradation jusqu'à maintenir le public dans l'ignorance et la médiocrité.

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Image by: thelast minute

PressenzaBoston, 9/21/10PRESSENZA Boston, 21/09/10

1/ La stratégie de la distraction

Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

 

2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions

Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

 

3/ La stratégie de la dégradation

Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.

 

4/ La stratégie du différé

Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

 

5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge

La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-age ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

 

6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion

Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…

 

7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise

Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

 

8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité

Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…

 

9/ Remplacer la révolte par la culpabilité

Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution!…

 

10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes

Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.

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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 19:34

Cela s'est passé le 5 août, mais l'histoire vient seulement de sortir. Ce jour-là, une unité de policiers spécialisés, alertée par des mauvais traitements envers les animaux, s'est rendue dans un appartement parisien. Sur place, ils ont dû faire face à une « cohorte d'une trentaine de chats » qui s'est déchaînée, blessant trois membres de l'unité. « Une situation paradoxale pour des policiers aguerris à la capture de chiens dangereux », explique la Préfecture de Police de Paris.

 

Sources : Ouest France 1er octobre 2010

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Jean- François Helleux - dans Chat
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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 10:26

L'histoire se déroule en Grande Bretagne et commence à faire un peu de bruit. Une jeune britannique, Natasha Gregory agée de 22 ans, a reconnu être a l'origine du changement de couleur de son chat. Et elle ne regrette rien. Cette dernière explique avoir transformé la couleur de son animal de compagnie en préférant le voir en rose. Cette couleur étant sa couleur préférée et cette dernière voyant la "vie en rose" en quelque sorte nous rapportent le Telegraph et Metro UK.

Badigonné de colorant alimentaire, l'animal au nom de Oi! Kitty a pris la fuite de la maison de Natasha.

(Source: newsofthewurld)

 

Cette dernière s'inquitant de son animal a vu son chat apparaître dans les médias locaux et nationaux comme un véritable phénomène. La presse s'interrogeant sur la couleur de l'animal et tout le monde étant à la recherche du ou de la responsable...

C'est cette dernière elle-même ayant vu son chat dans les journaux qui a contacté la SPA locale afin de retrouver son animal de compagnie qui lui sera rendu sans problème affirme-t-elle.

Cependant, elle ne comprend pas pourquoi le fait d'avoir "peint" son chat en rose pose problème. Elle explique ne jamais avoir voulu blesser un animal, n'ayant utilisé que du colorant alimentaire elle ne voit pas où est le mal dans cette histoire. Rajoutant que le colorant alimentaire n'avait rien de dangereux pour la santé de l'animal au final ...

Avant de terminer "J'aime le rose, j'aime l'idée que mon chat soit toujours rose, je recommencerai ..."

 

Sources : Yahoo actualités

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Jean- François Helleux - dans Chat
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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 14:25

Les élus parisiens votent contre l'interdiction du pantalon pour les femmes

 

Les élus parisiens votent contre l'interdiction du pantalon pour les femmes

Le Conseil de Paris a voté deux voeux distincts déposés par les élus PCF/PG et les Verts demandant au préfet de police d'abroger une ordonnance de 1799 interdisant toujours aux femmes le port du pantalon.

Le Conseil de Paris a voté deux voeux distincts déposés par les élus PCF/PG et les Verts demandant au préfet de police d'abroger une ordonnance de 1799 interdisant toujours aux femmes le port du pantalon.

"C'est un voeu qui s'adresse au préfet de police puisque c'est lui qui a le pouvoir en la matière, on a du mal à comprendre comment une ordonnance aussi désuète est encore en vigueur", a déclaré l'élu Vert Yves Contassot.

Le groupe des Verts demande "d'abroger cette ordonnance qui n'a plus aucun sens, sinon beaucoup de femmes dans cet hémicycle n'auraient pas le droit d'y siéger".

Par exemple, a rappelé M. Contassot, "juridiquement les préfètes n'ont pas le droit de porter le pantalon dans leur tenue officielle lorsqu'elles sont en représentation".

"Je porte exceptionnellement une robe aujourd'hui mais ça ne m'empêche pas de présenter ce voeu!" a ironisé ensuite l'adjointe PCF chargée de la mémoire, Catherine Vieu-Charier.

"Cette ordonnance de 1799 a beaucoup de sens dans la mesure où les révolutionnaires ont délaissé la culotte qui était portée par les bourgeois pour se mettre en pantalon et dans la foulée les femmes ont réclamé le port du pantalon, ce qui leur a été évidemment interdit dès 1799", a ironisé l'élue.

Le groupe PCF/PG a rappelé qu'"il a fallu attendre 2005 pour que les hôtesses de l'air d'Air France obtiennent le droit de porter un pantalon".

En guise de réponse, le représentant de la préfecture de police a dit: "chacun mesure l'incongruité actuelle d'une telle disposition juridique, le préfet de police tout autant que quiconque".

"Mais aujourd'hui la prise d'un acte d'abrogation express a-t-elle un sens? Il est fort probable que ce texte ait été implicitement abrogé par les Constitutions de 1946, de 1958 ainsi que par l'article 14 de la convention européenne des droits de l'homme et du citoyen", a ajouté le représentant de la PP.

"S'agissant des violences corporelles ou symboliques faites aux femmes, les priorités de la préfecture de police sont sans doute ailleurs que dans l'archéologie juridique", a-t-il conclu sous l'oeil mécontent des élus demandeurs.

 

Sources : Le Point 30 septembre 2010

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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 00:13

Caché à l'abri d'une porte cochère, les yeux rivés sur la porte de la taverne, l'enfant surveillait les allées et venues de la rue. La pluie avait laissé ça et là quelques flaques d'eau dans lesquels se reflétaient les lumières des réverbères. La rue s'était vidée. Après une journée de labeur, la foule avait quitté le grouillement de la ville pour s'enfermer dans les taudis populeux du faubourg.

De temps en temps, l'enfant tournait la tête, attiré par le bruit des sabots de " Pompon", le cheval du père Henri qui, attelé au fiacre, piaffait d'impatience, pressé de rentrer dans la douce chaleur de l'écurie, près d'un tas d'avoine réconfortant. L'enfant avait du mal à percevoir les détails de la rue tant la pénombre avait tout enveloppé. Vers le bas, près de " Pompon", un échafaudage déployait ses bras squelettiques le long d'une façade de maison brinquebalante. Les éléments de bois avaient été posés à la hâte par les maçons qui, jugeant la situation alarmante, avaient consolidé tant bien que mal le pauvre mur lézardé. Vers le haut, le regard n'était attiré que par la lueur du bistrot qui estompait toute les formes alentours.

L'homme sortit de la taverne. Péniblement, désespérément, il s'accrocha au mur, semblant chercher un deuxième souffle. L'enfant l'aperçut, serra les poings en pensant à sa mère restée à la maison. Il la voyait, inquiète, assise à la table où ne restait plus qu'un couvert, devant lequel elle avait mis, comme à son habitude, la bouteille de mauvais vin qui deviendrait le seul aliment de son alcoolique de mari. Que de souffrances l'attendaient encore ce soir ! Que de cris, que de pleurs empliraient encore la maison ! Quel ingéniosité devra - t - elle déployer pour masquer habilement les traces de coups qu'elle ne manquerait pas de recevoir ?

L'homme imbibé d'absinthe, lâcha enfin le mur puis, entraîné par un violent juron, il s'élança sur le trottoir. Il passa devant l'enfant sans le voir et, titubant, avec le pas de danse d'un soir de sabbat, il frôla le cheval qui fit un écart et s'engagea sous l'échafaudage. A ce moment, l'enfant, tel un diable sortant de sa boîte, surgit de son abri, traversa la rue en courant et donna une tape vigoureuse sur la croupe de " Pompon". Surpris, le cheval se cabra et, dans un élan tira d'un coup sec la voiture qui s'ébranla, entraînant avec elle l'échafaudage et une partie du mur.

L'homme n'eut pas le temps de réagir. En quelques secondes, il se trouva recouvert d'un amas de bois et de pierres. Le cheval dévalait la pente, emmenant à sa suite la corde qui reliait la voiture aux poteaux de bois. Quand la poussière se fut dissipée, l'enfant, resté seul au milieu de la rue, satisfait, n'aperçut aucune trace de l'homme, disparu sous les gravats. Alors que, alertées par le bruit, les portes et les fenêtres s'ouvraient, l'enfant mit tranquillement les mains dans ses poches et, sourire aux lèvres, rentra chez lui près de sa mère.

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