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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 08:13

Les salariés de JB Martin qui doivent être licenciés, des collègues, des anciens de la chaussure, des élus,des habitants... Tous ont parcouru la ville, hier.

 

Sur le petit cercueil noir trône une botte en cuir : « 70 licenciements » y est-il écrit. JB Martin a décidé d'arrêter la production de chaussures à Fougères.

Le plan social concerne plus de la moitié des 136 salariés que compte l'entreprise localement. Devant l'usine, à 14 h 30, un homme prend le micro, au nom de l'intersyndicale CFDT, FO, CFTC : « Les salariés refusent d'être traités comme des chiens. Les salariés veulent partir la tête haute, dans la dignité ! »

Le cortège s'ébranle, au rythme des slogans. La direction en prend pour son grade. Une banderole proclame : « Le savoir-faire JB Martin [part] au profit de la Chine ! » Une partie du conseil municipal, dont le maire Louis Feuvrier, est présente. Tout comme la conseillère régionale Marie-Pierre Rouger. Des cartons et des chaussures dans les mains, les manifestants vont jusqu'à l'ex-usine Réhault. Un pantin de paille y est brûlé.

La mort de la dernière usine

Le cortège sillonne la ville en passant par les anciens hauts lieux de la chaussure. « C'est symbolique pour la mort de la dernière usine de Fougères », précise une salariée. « On est solidaire, assure Anne-Marie, 62 ans, une ancienne de chez Barbier. Dans ma vie professionnelle, j'ai subi deux fermetures d'usine. Là, c'est pire : ils sont jetés du jour au lendemain ! »

Des anciens de la chaussure sont là. Mais pas seulement. Comme Pierre, 67 ans. « Pour moi, la finance doit être au service des entreprises, et pas le contraire, estime-t-il. Il faut que l'industrie reste en France, sinon il n'y aura plus de croissance. »

Réunion lundi avecle président de JB Martin

Certains commerçants ont baissé leur rideau, en signe de solidarité. Les tracts syndicaux sont collés à la devanture d'une pharmacie. En haut de boulevard Leclerc, le député Thierry Benoit arrive pour discuter avec les syndicalistes en tête de cortège. Après avoir rencontré Claude-Eric Paquin, le président de la société JB Martin qui travaille à Paris, le député leur dit que ce dernier est ouvert à « un projet de reconversion. Dans le négoce, la recherche et le développement ou la chaussure pour enfant peut-être ».

Un militant interroge : « Est-ce qu'il est prêt à faire quelque chose pour qu'il n'y ait pas de chômeurs ? » « Il ne faut pas nourrir de faux espoirs », lâche le député.

En tout cas, Claude-Eric Paquin vient à Fougères, lundi matin. Une réunion est prévue avec les représentants des salariés.

Le cortège a avancé. Retour à l'usine. Des clientes sortent tout juste du magasin. Elles se font huer. « C'est indécent de venir aujourd'hui », glisse une ouvrière.

Les chaussures volent dans les airs et les boîtes en carton sont jetées au sol. Brûlées. « C'est triste. C'est la fin d'une vie », lâche un salarié.

 

 

 

Marie TOUMIT.
Ouest-France  du 16 octobre 2009

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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 10:47

Sa pension alimentaire passera de 99,10 € à 100 €. Une augmentation toute relative décidée par le tribunal de Rennes.

Non, ce n'est pas une erreur de frappe. Et il s'agit bel et bien d'une décision de justice. C'est l'histoire d'une pension alimentaire. Madame et monsieur ont divorcé en 2000. Ils ont un fils. Et le juge aux affaires familiales a fixé la pension de monsieur qui habite près de Nantes à 99,10€, soit 650F à l'époque.

Les années passent. L'enfant grandit. Madame gagne aujourd'hui un petit plus que le Smic comme auxiliaire de soins. En février 2009, elle sollicite le tribunal de grande instance de Rennes pour demander une revalorisation de la pension. Elle demande 200€. Sept mois plus tard, l'affaire est enfin examinée par le magistrat.

Monsieur, lui, conteste cette augmentation, il gagne un peu moins que son ex-femme. Les charges financières de l'un et de l'autre sont décortiquées par le tribunal. Lequel rend finalement sa décision trois semaines plus tard.

À la lecture, des cinq pages du jugement, Me André Rainaud est resté consterné. « La pension alimentaire est désormais fixée à 100 € ». Le calcul est vite fait. Madame a obtenu en neuf ans une augmentation de 90 centimes. Rapportée au coût de la vie, elle pourrait même dire que la pension a baissé ! Faire appel ? « Ma cliente n'a plus confiance en la justice » !

Marylise COURAUD.
Ouest-France

Source : Ouest france du mardi 13 octobre 2009
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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 09:52
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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 16:49
A l'heure où la dernière usine de chaussure de Fougères risque de fermer ses portes, il me paraît important de sauvegarder une mémoire ouvrière. Cette industrie de la chaussure c'était un savoir faire, des gestes et surtout des hommes. Pour essayer de ne pas oublier, je viens de mettre en ligne un article que j'ai écrit il y a quelques années, mais qui reste d'actualité sur le savoir faire de ces ouvriers et ouvrières.
J'y ai adjoint des photos que vous pourrez consulter dans un album spécifique.
Si l'article vous interresse, je le tiens à votre disposition.
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10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 17:31

Fougères l'ancienne capitale ouvrière de la chaussure qui a compté jusqu'à près de 100 entreprises, voit sa dernière usine se fermer d'une façon tragique :

Ouest france du samedi 10 octobre : 

"Alors que le blocage de l'usine de chaussures s'est poursuivi hier à fougères, une table ronde était organisée à la sous-préfecture. Des discussions, mais toujours la même conclusion : un plan social pour 70 salariés.

7 h, le blocage de l'usine. Comme la veille, des salariés bloquent les entrées de l'usine JB Martin chaussures, à Fougères. Une banderole proclame : « Non aux licenciements. Les salariés ne veulent pas être jetés comme de vieilles godasses ».

Annoncé mardi lors d'un comité d'entreprise, un plan social prévoit la suppression de 70 emplois sur les 136 que compte l'entreprise localement. Un plan synonyme de l'arrêt total de la fabrication des chaussures sur place. JB Martin est la dernière fabrique de la ville, qui fut longtemps surnommée « capitale de la chaussure ».

De 10 h à 11 h 45, table ronde à la sous-préfecture. Les dirigeants de JB Martin, les représentants syndicaux CFDT, FO et CFTC, le député Thierry Benoit, un conseiller municipal et le sous-préfet sont réunis. Quelques salariés viennent aux nouvelles. À la sortie de la réunion, leurs représentants ont perdu toute lueur d'espoir de conserver une petite partie de la fabrication à Fougères.

« C'est classé ! C'en est fini du savoir-faire des Fougerais. Il va y avoir 70 personnes dehors. Seules cinq auraient des possibilités de reclassement », déclare l'un d'eux, la voix étranglée. « Je suis triste, ajoute un autre, face aux caméras de télévision. Maintenant on va se battre pour que tout le monde puisse partir décemment. » Les dirigeants locaux, eux, ne se montrent pas.

12 h 30, à l'usine. Les représentants syndicaux font un compte rendu de la réunion aux 80 salariés présents. « On nous dit que ça coûte moins cher de fabriquer ailleurs » Tristesse, amertume et colère de part et d'autre. « En dehors de la chaussure, je ne sais rien faire... » glisse Marie-Hélène, 56 ans.

Le site fougerais compte aussi des services de bureau, de marketing, de création. Ces employés, pas directement concernés mais empêchés de travailler par le blocage, sont aussi inquiets : « Fermer la production n'est peut-être qu'un premier pas... »

16 h, levée du blocage. Les salariés décident de lever temporairement le blocage. Ce samedi, des tracts d'appel à manifester seront distribués aux habitants sur le marché. Un mot d'ordre : rendez-vous jeudi 15, à 14 h 30, devant l'usine pour une grande manifestation."

 

 

Marie TOUMIT.
Ouest-France
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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 15:03
La Bretagne, comme l'Espagne a longtemps entretenu la production et le commerce du garum (ou liquamen). Cette sauce a été en usage pendant des siècles, peut être des millénaires chez les Grecs et les Etrusques, puis les Romains. Comme le nuoc-mâm, le garum est la liqueur résultant de la fermentation prolongée de chair de poisson dans un lélange de sel.
A Plomarc'h, près de Douarnenez, on peut voir les restes très bien conservés d'une fabrique romaine de garum. L'importante surface de production du site illustre bien la place qu'occupait ce simple produit dans l'économie de l'époque.

Sources : L'Almanach Breton  -  Photo : Jean-Pierre Bardel
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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 14:33
Selon Ouest France du mardi 6 octobre : 

"Une invasion de mouches sur le Mont-Dol et alentour
« Je suis rentrée dans la chambre de mon fils,, explique une riveraine, les mouches étaient partout : sur les murs, le lustre n'était plus qu'une grappe noire, le sol en était jonché. Le pire c'est dans la cuisine, elles se collent à la fenêtre, et si j'ouvre pour aérer, ce qui est normal, une nuée se précipite sur les aliments, ou sur la table, c'est peu ragoûtant ».
Les déchets de moules en cause. Depuis quelques jours avec le froid, le phénomène a diminué. Cependant, en voulant nous faire une démonstration pour aérer son logis, dès l'ouverture de la fenêtre une centaine de mouches sont rentrées.Lors d'une séance du conseil communautaire la situation a été évoquée, il se pourrait que les déchets de moules amènent en période chaude de nombreuses mouches, qui envahirait certains endroits propices à leur prolifération. Pourtant, les lieux touchés sont à 4 kilomètres de l'endroit où sont stockés les déchets de moules. Le maire du Mont-Dol se dit « très préoccupé par cette situation récurrente. Responsable de la police sanitaire du Mont-Dol, je vais saisir les autorités compétentes pour connaître la nature exacte de ce phénomène gênant pour les administrés concernés ».
Précisons que la mouche domestique est nuisible par les micro-organismes qu'elle transporte sur ses pattes et sur sa trompe."


Et selon Ouest France du mercredi 7 octobre :

"Des mouches envahissent l'église

 

« C'était très impressionnant, ça m'a rappelé le film d'Hitchcock, Les Oiseaux. Il y avait des mouches partout, sur les vitraux, sur les tableaux... C'était comme de grosses boules constituées seulement de milliers de mouches. » Témoignage du maire de Triembach-au-Val, en Alsace. Dimanche dernier, l'élu et le curé ont constaté que l'église de cette commune de 500 habitants avait été prise d'assaut par des myriades de mouches. À tel point que la messe a dû se tenir dans la salle des fêtes. Une entreprise spécialisée, a évacué sept kilos de diptères. Pour l'instant, on ne s'explique pas cette invasion."  

Depuis quelques mois, les mouches ont envahi certains villages du Mont-Dol et d'autres communes proches, comme le Haut-Pont, où ces diptères viennent s'agglutiner aux fenêtres, et noircissent façades à certaines heures du jour. Les riverains, après avoir essayé les rubans collants, les glus, les aérosols ont été pour certains obligés de mettre des moustiquaires aux fenêtres, un coût dont ils se seraient bien passés.
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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 12:19
Relevé dans Ouest France du mardi 6 octobre 2009 :

"Quand le pilote et le copilote d'un avion de ligne ne s'entendent pas, ça peut faire du grabuge. Si l'on en croit le journal indien Times of India, c'est ce qui est arrivé, samedi, dans un avion de la compagnie Air India. Tout a commencé quand des accusations de harcèlement sexuel à propos d'une des hôtesses ont commencé à voler dans l'avion. Après les insultes, l'équipage en est venu aux échanges de coups, sous les yeux médusés de la centaine de passagers. L'avion s'est finalement posé. La police enquête. Les deux officiers navigants et deux autres membres du personnel de bord ont été suspendus."
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2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 13:41

Un article du journal "Le Parisien" du 2 octobre 2009 :

"Une cagnotte pour les lycéens qui ne sèchent plus les cours

C’est la nouvelle idée contre l’absentéisme scolaire. Le donnant donnant : une cagnotte d’un montant de 10 000 € maximum pour les classes aux élèves assidus.

 

Va-t-on bientôt payer les élèves pour qu’ils aillent en cours ? La Grande-Bretagne a déjà franchi le pas. Depuis 2008, les 16-18 ans issus de familles démunies sont « encouragés » à aller à l’école, moyennant salaire hebdomadaire et prime annuelle.

 

 

La France n’y est pas encore. Mais à partir de lundi, l’académie de Créteil se lance dans l’incitation financière collective. Dans trois lycées professionnels, une « cagnotte » de 2 000 € va être allouée à deux classes : les élèves devront s’y fixer un objectif d’assiduité. S’il est rempli, la classe pourra s’offrir en fin d’année un voyage ou le Code de la route… pour un montant de 10 000 maximum.

Beaucoup de gens perplexes

Si cette expérience inédite se révèle concluante, le rectorat l’étendra à la moitié des lycées professionnels de l’académie. Avant généralisation ? Pour lutter contre labsentéisme, qui décime chaque année les classes, surtout dans la voie professionnelle, on a déjà tenté beaucoup de remèdes. La prévention. La sanction, jusqu’à la suspension des allocations familiales, prévue par les textes, mais jamais appliquée.
En tournée avec Martin Hirsch, Luc Chatel et Nicolas Sarkozy ont fait de la lutte contre le décrochage scolaire leur cheval de bataille.
Au bout de l’école buissonnière, il y a le décrochage, complet, qui fait que, chaque année, quand d’autres fêtent leur bac, 120 000 à 150 000 jeunes tournent le dos aux études, sans rien dans les mains. Après le temps du bâton, voici venu celui de la carotte. « Le remède ne résout pas le problème : celui de la relation distendue des enfants aux études ! » juge le sociologue François Dubet. Secrétaire général de la Fédération des parents d’élèves (FCPE), Jean-Jacques Hazan doute des règles d’un jeu jugé dangereux. « Acheter la présence des élèves par une récompense ne va pas dans le sens du respect. Je doute que ce genre de marché fasse longtemps effet. »

 

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2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 10:13

LETTRE A L'AMI

 

 

"Cher ami ! " Je viens de jeter les mots sur la feuille de papier. Je m'arrête, lève ma plume et me mets à réfléchir sur cette phrase tellement usitée qu'elle en devient banal, vidée de tout sens.

" Ami". Un bien petit mot qui, dénaturé par notre époque, demanderait à être réhabilité. Que de choses, que d'idées devrait - on mettre derrière ces trois lettres. Le " A" est - il celui que l'on retrouve dans " Amour" ou celui de " Avare" ? Le " M" s'écrit - il comme dans la " Main " que l'on tend ou plutôt comme dans le " Moi" ou le " Mon" rempli d'égoïsme ? Enfin le " I" est - il celui de " Intime" ou celui, horrible, de " Imbu" de sa personne ? 

Ce qui m'a toujours troublé, c'est ce sentiment d'appropriation que développent tous les hommes lorsqu'ils parlent de leurs amis. Combien de fois entend - t - on : " J'ai un ami..." Est - il si difficile de dire : " Je suis votre ami.." Cette différence entre le verbe être et le verbe avoir est significative d'un état d'esprit qui permet de placer l'ami sous dépendance. C'est ici que l'on se rencontre de la valeur que prend l'amitié dans une maison.

L' "Ami", c'est d'abord l' "Autre". C'est deux mots, ironiquement, font un pied de nez à nombre de pauvres petits amis adepte du dictionnaire en commencant par la même lettre. Une véritable amitié ne peut s'affermir que dans le respect des individus et l'acceptation entière de toute la jouissance de leur liberté. L' amitié, c'est le partage, la confiance. C'est dans le développement de moments de complicités que grandit le germe d'une amitié, si frêle à la naissance. Cette confiance se traduit bien souvent sous forme d'aides, parfois bien anodines, mais, au combien, efficace pour attiser le feu qui brûle entre les êtres. Cette amitié n'est jamais statique, elle est en perpétuelle mouvement. Elle évolue avec les hommes qui ont accepté ce pacte informel. Comme dans tout ce qui fait les saveurs de la vie, elle est le fruit de l'effort, de la remise en cause continuelle ; sinon elle finirait pas s'évaporer doucement et se transformerait en un vague copinage.

Que de ressemblance avec l' Amour !  S'il est vrai que ces deux sentiments sont des témoignages d'affections entre les individus. L'amitié ne souffre pas de cet excès de passion qui parfois aveugle les amoureux mais, au contraire, elle permet aux hommes de garder leur raison, gage du respect de leur liberté.          

Je reprend mon écriture, furtivement interrompue par mes pensées, puis sur la feuille, mon stylo commence son vagabondage : " Toi, qui me lit aujourd'hui, j'espère beaucoup que tu as de nombreux amis mais, avant toute chose, je t'assure que je suis ton ami ".

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Jean- François Helleux - dans Ecriture
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