Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de Jean-François Helleux
  • Le blog de Jean-François Helleux
  • : Ce blog est destiné à toutes les personnes qui souhaiteront avoir de mes nouvelles ou tout simplement me lire. Lecture, écriture, histoire ...
  • Contact

Profil

  • Jean- François Helleux

Nombre de visiteurs

Recherche

Il y a actuellement    personnes connectées à Over-Blog dont    sur ce blog

Catégories

28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 22:14
Des adhérents de La Sirène, retraités de la chaussure, participent à l'inventaire des machines de chaussonnierset de sabotiers appartenant à la Ville.
Des adhérents de La Sirène, retraités de la chaussure, participent à l'inventaire des machines de chaussonniers et de sabotiers appartenant à la Ville.
La jeune association La Sirène compte déjà 166 adhérents. Elle milite pour la création d'un lieu de mémoire et industrielle et participe à un inventaire des machines de chaussonniers, mené par la Ville.
Reportage

 

Derrière la porte de l'ancienne usine de chaussures Minelli, rue Pasteur, des machines de chaussonniers et de sabotiers sont entreposées. Elles appartiennent à la ville de Fougères. Elles sont en train d'être inventoriées. Quel est le type de machine ? Son utilisation ? Sa provenance ? À chaque réunion de travail, une poignée de retraités de la chaussure est là pour apporter ses connaissances à la Ville. Ils sont membres de l'association la Sirène, qui milite pour la « création d'un lieu de mémoire industrielle et ouvrière du Pays de Fougères ».

Comme André Collet, 72 ans, qui a commencé « gamin, à 14 ans, chez Crosnier », puis a été chronométreur chez JB Martin et directeur de fabrication. Il connaît bien tous ces engins. « De la tige à la chaussure finale, il y avait au moins 80 opérations. Petit à petit, les machines ont évolué. Elles ont fait plusieurs étapes de fabrication à la fois. Ça a économisé des hommes... C'est toujours pareil. »

Un long travail

Ce long et précis travail d'inventaire est piloté par le service patrimoine et les archives municipales, dans une volonté de conserver le patrimoine. Il porte aussi sur les objets et documents de la Cristallerie, en partenariat avec Les Amis des verriers du Pays de Fougères.

Ce jour-là, au milieu des machines, les retraités de la chaussure plongent vite dans leurs souvenirs. « Chez Martin, j'ai toujours reproché que ceux qui travaillaient en haut à la piqûre et à la coupe ne savaient pas comment fonctionnait le travail du rez-de-chaussée et vice-versa », note Michel Evrard. La discussion s'enchaîne : les coupeurs qui venaient travailler en cravate, des chansons reprises en choeur par tout l'atelier... « Chez Réhault, ils mettaient des disques », ajoute Jean Boutros, qui installait les machines dans les différentes usines. « On y voyait des atmosphères différentes et des secrets à ne pas dévoiler. »

Nelly Evrard, présidente de la Sirène, raconte : « Le jour des vacances, dès le matin, c'était le kilo de mandarines qui passaient, les gâteaux secs, le chocolat... » Michel ajoute : « Et le muscadet ! » André poursuit : « C'était interdit, mais on fermait les yeux. » Ils pourraient parler des heures, mais les machines attendent leur inventaire.

 

Ouest France 28 juin 2011

 

 

Partager cet article

Repost 0
Jean- François Helleux - dans Bretagne
commenter cet article

commentaires

Serge 29/06/2011 23:27


A lire cet article, je constate que l'idée de départ a fait du chemin ; en effet, à l'origine il était question de penser un lieu de mémoire qui reprenne toutes les industries du pays de Fougères :
les sabotiers, le granit, la chaussure et la cristallerie... Il semble ne plus être question que des deux derniers. Ce sera donc encore une démarche essentiellement tournée vers Fougères, ce que,
dès le départ, j'avais deviné d'où mon départ de l'asso à laquelle j'avais voulu raccrocher le granit. Granit qui n'est pas le moindre des éléments industriels traditionnels du Pays de Fougères
puisqu'il en est encore le premier "fourvoyeur" d'emploi.


Jean- François Helleux 30/06/2011 00:16



Bonsoir Serge, Ma démarche est à l'inverse de la tienne puisque d'inspiration très orientée par une organisation syndicale je n'avais pas souhaité me joindre à la démarche. Je n'ai adhéré à cette
asso que depuis simplement un mois et je suis allé à l'assemblée générale. S'il est vrai que le projet tourne beaucoup autour de la chaussure, le projet est bien de regrouper aussi le granit, la
verrerie ( un contact a été pris avec les amis des verriers), et les autres industrie ( l'asso adhère entre autre à l'asso de sauvegarde de Montbelleux). Si le regard est tourné vers le monde
industriel en général, ils travaillent avec les bénévoles de l'asso qui, il est vrai, sont aujourd'hui plus des anciens de la chaussure.